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Chariot Élévateur Maroc

plaque de charge chariot élévateur

Plaque de charge chariot élévateur : comprendre la fiche signalétique et le centre de gravité

Plaque de charge chariot élévateur : comprendre la fiche signalétique et le centre de gravité

Dans la manutention moderne, le chariot élévateur est incontournable pour déplacer et gerber des charges lourdes. La plaque de charge (ou fiche signalétique) du chariot élévateur est un élément-clé de sécurité et de conformité. Elle informe l’opérateur sur la charge maximale que l’engin peut soulever en toute sécurité, en fonction de la hauteur de levage et du centre de gravité de la chargemon-chariot-elevateur.compreventionbtp.fr.

Maîtriser la lecture de cette plaque est indispensable : toute erreur de lecture ou de compréhension peut entraîner un basculement frontal ou latéral de l’engin. Cet article explique en détail le contenu et l’interprétation de la plaque de charge d’un chariot élévateur, la notion de centre de gravité et son influence sur la stabilité, avec des exemples pratiques. Nous évoquerons également les normes applicables (européennes et marocaines), les erreurs fréquentes à éviter et les bonnes pratiques recommandées aux professionnels (vérifications régulières, formation des caristes, etc.).

Qu’est-ce qu’une plaque de charge ?

La plaque de charge d’un chariot élévateur est une plaque signalétique (généralement métallique) apposée sur la machine par le constructeurcnesst.gouv.qc.capreventionbtp.fr. Elle est obligatoire pour chaque engin : « le chariot élévateur doit être muni d’une plaque signalétique apposée par le fabricant »cnesst.gouv.qc.ca. Cette plaque contient des informations essentielles qui permettent de déterminer, avant chaque manœuvre, la capacité de levage sûre du chariot pour un certain type de charge.

Concrètement, la plaque de charge permet de connaître le poids maximal de la charge que le chariot peut soulever en toute sécurité ainsi que la hauteur maximale à laquelle il peut la gerbermon-chariot-elevateur.com. Elle précise aussi la configuration de référence : type de mât, type de fourches, dimensions standard de charge (longueur), et accessoires éventuels montés sur le chariot (rallonges de fourche, pinces, etc.). Si un accessoire modifie la configuration d’origine, il faut disposer de la plaque mise à jour ou d’une plaque supplémentaire dédiée à l’accessoireblog-manutention.frmon-chariot-elevateur.com. En l’absence de plaque valide, le chariot ne peut pas être exploité en sécurité.

En résumé, la plaque de charge est la « carte d’identité technique » du chariot élévateur en matière de manutention de chargespreventionbtp.frmon-chariot-elevateur.com. Elle permet à l’opérateur de vérifier, avant toute manutention, qu’il ne dépasse pas les limites de l’engin (poids, hauteur, centre de gravité) et d’alerter en cas de doute. Le respect des indications figurant sur la plaque est un aspect fondamental de la formation des caristes (certification CACES, formation interne, etc.), car elle garantit la stabilité du chariot et la sécurité des opérationsmon-chariot-elevateur.compreventionbtp.fr.

plaque de charge

Informations présentes sur la plaque de charge

La plaque de charge comporte plusieurs champs d’informations normalisés. Les plus importants sont :

  • Capacité nominale : c’est le poids maximal théorique que le chariot peut soulever dans la configuration de référence (par exemple avec le mât vertical et sans accessoire, pour un centre de gravité donné). Cette valeur (en kg) correspond à la ligne principale de la plaque. Elle est donnée pour un centre de gravité de référence, souvent 500 mm ou 600 mm (distance entre le talon de fourche et le centre de masse de la charge)mon-chariot-elevateur.comagcconcorde.com. Par exemple, « capacité nominale 1 500 kg à 500 mm » signifie que le chariot peut lever sans risque 1 500 kg pour une charge d’un mètre de long (soit centre de gravité 500 mm) avec le mât vertical.
  • Centre de gravité de la charge (CG) : c’est la distance horizontale d (ou c) entre le talon de la fourche et le point d’équilibre de la chargeblog-manutention.fragcconcorde.com. Cette distance est exprimée en millimètres sur la plaque (ex. 500 mm, 600 mm, etc.). Elle correspond à la moitié de la longueur de la charge lorsque celle-ci est uniformemon-chariot-elevateur.com. Plus la charge est longue ou déportée vers l’avant, plus d augmente et plus la capacité de levage diminue. La plaque indique généralement plusieurs valeurs de capacité nominale selon les distances de centre de gravité. Par exemple :
    • Capacité nominale 1 200 kg à d=500 mm
    • Capacité nominale 1 100 kg à d=600 mm
    Cela signifie qu’un chariot de 1 200 kg de capacité (à 500 mm) ne pourra soulever que 1 100 kg si la charge a un centre de gravité déporté à 600 mm. Ce paramètre de centre de gravité est crucial : il « détermine la moitié de la longueur de la charge »mon-chariot-elevateur.com et apparaît explicitement sur la plaque pour chaque capacité indiquée.
  • Hauteur de levage maximale : la plaque indique la ou les hauteurs maximales que peut atteindre le mât (en mm) tout en levant la charge. Elle peut apparaître sous plusieurs formes : hauteur de levage « H3 » du mât, ou plusieurs niveaux (parfois deux lignes de capacité, une pour une hauteur intermédiaire et une pour la hauteur max). En pratique, la capacité résiduelle diminue souvent quand le mât est complètement déployé (comme on le verra ci-dessous). C’est pourquoi certains chariots mentionnent deux capacités nominales (une pour une certaine hauteur, et une capacité plus faible à la hauteur max)mon-chariot-elevateur.com.
  • Poids à vide : il est généralement indiqué dans les données CE du chariot (souvent sur la plaque d’identification constructeur). Pour les chariots électriques, la plaque spécifie parfois le poids sans batterie et/ou le poids avec batteriemon-chariot-elevateur.com. Cela permet de vérifier que l’installation de la batterie (ou son remplacement) ne fausse pas les données de stabilité.
  • Accessoires et équipements : tout accessoire fixe ou démontable affectant la capacité (fourches rallongées, bascule, tablier rotatif, pince, etc.) doit être mentionné. Si un accessoire modifie la configuration de levage, la capacité résiduelle change : il faut dans ce cas disposer d’une nouvelle plaque de charge précisant la capacité avec cet accessoireinrs.frmon-chariot-elevateur.com. Par exemple, une rallonge de fourche augmente le centre de gravité, réduisant la capacité réelle, et cette nouvelle configuration doit être indiquée sur la plaque.
  • Identification et autres infos CE : la plaque rappel généralement le modèle, le numéro de série, l’année de fabrication du chariot, le type de mât, le type de pneus, la pression de gonflage, le poids du chariot, et bien sûr le marquage CE et les normes applicables. Ces éléments permettent de vérifier la cohérence entre l’appareil et sa plaque signalétique.

En résumé, la plaque de charge indique pour chaque configuration : la capacité nominale (charge maximale) en fonction du centre de gravité de la charge et de la hauteur de levagemon-chariot-elevateur.comagcconcorde.com. Elle sert de référence pour choisir une charge en fonction des prérogatives du chariot. L’opérateur doit toujours se référer à cette plaque avant de charger le chariot. Extrait typique d’une plaque :

« Capacité nominale 2000 kg à 500 mm (hauteur 3 m, mât vertical). Avec fourches rallongées 1 600 kg à 500 mm (hauteur 3 m). »

Chaque chariot a sa plaque adaptée à son équipement de base. Toute modification (fourches, chargeur, contrepoids, etc.) impliquant un changement de centre de gravité ou de poids doit faire l’objet d’une mise à jour de la plaque par le constructeur ou d’un document complémentaire officielinrs.frmon-chariot-elevateur.com.

Le centre de gravité et la stabilité du chariot élévateur

Le centre de gravité (CdG) est fondamental pour la stabilité d’un chariot élévateur : c’est le point d’équilibre de l’ensemble (chariot + charge)blog-manutention.frblog.toyota-forklifts.be. Sur la plaque de charge, on mentionne spécifiquement le centre de gravité de la charge (distance d), mais en réalité c’est le centre de gravité de l’ensemble qui importe pour la stabilité.

Lorsqu’un chariot soulève une charge, le centre de gravité du système se déplace vers l’avant (en direction des fourches). Plus la charge est lourde ou plus son point d’appui est éloigné (grande longueur de charge, accessoire déportant le CdG), plus ce point d’équilibre se rapproche du bord du triangle de sustentation du chariot. Le triangle de sustentation est la base formée par les points d’appui (roues) au sol. Pour rester stable, le centre de gravité de l’ensemble charge+véhicule doit rester à l’intérieur de ce triangleblog-manutention.fr.

https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Stabilite_chariot_elevateur.svg Figure : Schéma de stabilité d’un chariot élévateur. Le point G indique le centre de gravité de l’ensemble chariot+charge. Il doit rester à l’intérieur du triangle de sustentation (zone verte) pour assurer la stabilitéblog-manutention.fr.

Ainsi, si le centre de gravité franchit le bord du triangle de sustentation, le chariot bascule (vers l’avant ou sur le côté selon la direction du déplacement du CdG)blog-manutention.fr. C’est pourquoi les constructeurs limitent la capacité en fonction du centre de gravité : à plus grande distance, la charge admissible diminue fortement. De petites variations du CdG ont un impact majeur sur la capacité résiduellemon-chariot-elevateur.comblog.toyota-forklifts.be.

Par exemple, sur le chariot Caterpillar EP18PNT illustré ci-dessous, la capacité passe de 1 675 kg (pour une charge d’1,00 m, CdG = 500 mm) à 1 500 kg (pour une charge de 1,20 m, CdG = 600 mm). Cette réduction s’explique uniquement par l’augmentation de la distance du centre de gravitémon-chariot-elevateur.com. De même, lorsque l’on monte un positionneur de fourches sur ce chariot, la capacité chute (à 500 mm de CdG elle passe de 1675 kg à 1520 kg) car l’accessoire décale le CdG vers l’avantmon-chariot-elevateur.com.

https://mon-chariot-elevateur.com/plaque-de-charge-chariot-elevateur/ Figure : Exemple de plaque de charge d’un chariot élévateur (Caterpillar EP18PNT). La colonne « Capacité » donne la capacité résiduelle (en kg) pour différentes distances de centre de gravité D (500 mm, 600 mm) et hauteurs de levage H (en mm). On y lit par exemple 1675 kg à D=500 mm (mât vertical) et 1500 kg à D=600 mm (ligne « Sans acc. »)mon-chariot-elevateur.com.

Notions clés liées au centre de gravité :

  • Point d’équilibre de la charge : pour une charge uniforme sur une palette, le CdG est généralement au milieu de la charge (ex. pour une palette de 1200 mm avec deux colis de 600 mm, le CdG est à 600 mm)blog.toyota-forklifts.be. Les fabricants utilisent souvent 500 ou 600 mm comme référence de CdG standardmon-chariot-elevateur.comblog.toyota-forklifts.be.
  • Déport excessif du CdG : si la charge dépasse ces dimensions (plus longue que 1,20 m par ex.), le CdG sort des valeurs habituelles et la capacité admissible diminueblog.toyota-forklifts.be. En pratique, cela signifie qu’un chariot de 1,8 t peut supporter 1630 kg à 4,7 m de hauteur pour un CdG de 500 mm, mais seulement 1020 kg si le CdG est porté à 1000 mm à la même hauteurblog.toyota-forklifts.be (voir ci-dessous).
  • Effet du mât inclinable : incliner le mât vers l’avant ou l’arrière modifie aussi le CdG de l’ensemble, mais la plaque de charge est normalement donnée pour mât vertical. En utilisation, le cariste doit tenir compte de l’inclinaison du mât (éviter de charger avec le mât penché vers l’avant).
  • Règles d’or de stabilité : on recommande de maintenir la charge la plus près possible du mât (« s’approcher du mât ») et d’abaisser les fourches pour déplacer la charge, afin de réduire l’effet de levieragcconcorde.com. Sur rampe, on ne tourne pas, on veille à une vitesse modérée et à respecter les angles de sécurité.

En résumé, le positionnement du centre de gravité est crucial. Tout chargement déséquilibré ou trop long peut faire basculer le chariot. D’où l’importance de lire la plaque : elle donne les limites à ne pas dépasser. Le manuel du constructeur (ou la fiche technique du chariot) doit indiquer clairement la hauteur max et les configurations de CdG possibles. Lors d’une modification de la charge ou d’un accessoire, on vérifie immédiatement la plaque ou on fait appel à un spécialiste pour recalculer la nouvelle capacité, car « le centre de gravité, l’équipement et la hauteur de levée influent sur la capacité sans perdre la stabilité »inrs.fr.

Lecture pratique de la plaque de charge : exemples

Pour illustrer la lecture correcte d’une plaque de charge, prenons un exemple concret. Sur la figure ci-dessus (plaque du Cat EP18PNT), on peut lire dans la section « Capacité résiduelle avec mât à la verticale » les valeurs suivantesmon-chariot-elevateur.com :

  • Ligne « Sans acc. » (sans accessoire) : pour CdG = 500 mm, la capacité est 1675 kg (mât vertical, hauteur H3 = 5343 mm). Pour CdG = 600 mm, la capacité chute à 1500 kg.
  • Ligne « Av. acc. » (avec accessoire, ici positionneur de fourches) : pour CdG = 500 mm, capacité = 1520 kg ; pour CdG = 600 mm, capacité = 1370 kg.

Cela signifie par exemple qu’avec des fourches normales et une charge de 1,20 m de long (CdG 600 mm), ce chariot ne doit pas dépasser 1500 kg, alors qu’il peut porter 1675 kg si la charge n’est longue que de 1,00 m (CdG 500 mm). Le tableau ci-dessous donne un cas pratique inspiré de ce chariot (Toyota Traigo 1,8 t, mât 4,7 m), pour différentes distances du CdG et la même hauteur :

Centre de gravité de la charge (mm)Hauteur de levage (mm)Capacité de levage (kg)
50047001630
60047001450
100047001020

Exemple de diagramme de capacité d’un Toyota Traigo 1,8 t – capacité nominale 1800 kg – hauteur max 4 700 mmblog.toyota-forklifts.be. À 4,70 m de levée, on peut soulever 1630 kg si le CdG est à 500 mm, mais seulement 1020 kg si le CdG est à 1000 mm (charge plus longue).blog.toyota-forklifts.be

Ainsi, pour bien lire une plaque :

  1. Identifier la configuration de base (type de mât, fourches, accessoires).
  2. Relever le centre de gravité de la charge prévu (500 mm, 600 mm…), généralement la moitié de la longueur de la charge.
  3. Lire la capacité correspondante dans le tableau de la plaque pour la hauteur de levage utilisée. Par exemple, « 1500 kg à 600 mm » signifie 1500 kg max si CdG = 600 mm.
  4. Vérifier que la charge à soulever respecte ces paramètres. Si la charge est plus lourde, plus longue ou si l’on ajoute un accessoire, la capacité réelle est inférieure au nominal indiqué. Il faut alors recalculer la capacité ou refuser la charge.

https://blog.toyota-forklifts.be/fr-be/diagramme-de-charge Figure : Exemple de diagramme de capacité (Toyota Traigo 1,8 t). Les lignes horizontales correspondent aux hauteurs de levage, les colonnes aux distances du centre de gravité de la charge (ex. A=600 mm, B=650 mm, C=800 mm). À 7 700 mm de levage avec CdG = 600 mm (A), la capacité max est 1560 kg. Si on éloigne le CdG à 1000 mm (non représenté ici), la capacité baisserait encoreblog.toyota-forklifts.be.

L’image ci-dessus montre un diagramme type issu de la documentation constructeur (Toyota) : il synthétise la même information qu’une plaque sous forme graphique. On y lit par exemple qu’à hauteur max la capacité décroît quand le CdG augmenteblog.toyota-forklifts.be. Ces diagrammes, souvent présents sur les machines, sont des outils pédagogiques importants pour le cariste.

En pratique, l’opérateur doit toujours confronter la plaque à la réalité du chargement. Les erreurs de lecture les plus courantes sont :

  • Confondre capacité nominale et capacité effective. La plaque précise généralement la capacité nominale de levage, mais la capacité réelle peut être inférieure en fonction de la hauteur ou d’un accessoire.
  • Négliger l’influence du centre de gravité : ne pas ajuster la capacité quand la charge est plus longue que la référence ou qu’un accessoire augmente d. Chaque 100 mm de décalage peut réduire significativement la charge admissiblemon-chariot-elevateur.comblog.toyota-forklifts.be.
  • Interpréter incorrectement le schéma de la plaque : par exemple, lire la ligne « inclus accessoire » comme une capacité sans accessoire. Toujours vérifier la légende.
  • Oublier les limites de hauteur : utiliser la capacité « basse hauteur » à pleine levée, ce qui peut provoquer un renversement.

Des erreurs comme surcharger le chariot ou monter à une hauteur non conforme peuvent avoir des conséquences graves : chute de charge, perte de stabilité, voire renversement de l’appareil avec risque d’écrasementblog-manutention.fr.

Normes et réglementation applicables

Les chariots élévateurs doivent respecter les exigences réglementaires tant en Europe qu’au Maroc. Dans l’Union européenne, ils relèvent de la directive Machines 2006/42/CE (marquage CE) et des normes harmonisées EN ISO 3691-1 (sécurité des chariots de manutention) et EN 1726-1/2 (exigences techniques). Ces textes imposent des règles de conception, d’information et d’inspection. Par exemple, la directive européenne impose que la notice du fabricant (en français, pour la France) soit présente, tandis que le marquage CE permet une libre circulation du matérielpreventionbtp.fr. En pratique, la plaque signalétique de conformité CE rappelle les principales données du chariot (constructeur, type, charge maxi, etc.)preventionbtp.fr. L’appareil doit être conçu selon ces normes et subir des vérifications techniques régulières par un organisme agréé.

Au Maroc, on observe une transposition des normes internationales ou européennes : les chariots importés doivent être conformes aux référentiels ISO/CEI et à la réglementation locale (CNSS). La réglementation marocaine impose des contrôles périodiques obligatoires (au moins annuels) par la CNSS pour les équipements de levage, dont les chariots élévateurs, afin de vérifier la conformité de la plaque signalétique et l’état général de la machine.

Les organismes marocains, comme l’Institut marocain de normalisation (IMANOR), publient des normes nationales (NM) souvent alignées sur les normes EN/ISO (ex. NM EN 1726, NM ISO 2328 pour fourches, etc.). De plus, au Maroc comme en Europe, la formation et la certification des opérateurs sont exigées : par exemple, la recommandation française CACES® R489 (normalisée au Maroc via des organismes locaux) couvre la conduite sécuritaire des chariots et inclut la lecture de la plaque de chargepreventionbtp.fr.

En résumé, les bonnes pratiques et la conformité des chariots élévateurs au Maroc intègrent les exigences de la directive européenne (marquage CE, normes harmonisées) ainsi que les contrôles techniques nationaux. L’étiquette signalétique du chariot, qui comporte notamment la charge nominale et les distances du CdG, est une obligation inscrite dans les textes (voir normes locales équivalentes au RSST québécois)cnesst.gouv.qc.cacnesst.gouv.qc.ca.

Erreurs fréquentes et leurs conséquences

Plusieurs erreurs courantes liés à la plaque de charge peuvent compromettre la sécurité :

  • Surcharge du chariot : Ignorer la capacité inscrite sur la plaque (par exemple, accumuler des palettes au-delà de la masse indiquée) est évidemment dangereux. Cela fait sortir le centre de gravité hors du triangle de sustentation et conduit souvent au basculement frontal.
  • Centre de gravité mal évalué : Charger une palette trop longue sans prendre en compte l’augmentation du d réduit la capacité. Ne pas ajuster la charge à la distance réelle du CdG est une erreur fréquente. Par exemple, prendre pour acquis qu’un chariot 2 t à 600 mm porte encore 2 t si la palette fait 1,20 m (CdG=600 mm) alors qu’en réalité il ne pourrait qu’en porter ~1,6 tmon-chariot-elevateur.comblog.toyota-forklifts.be.
  • Utiliser un accessoire non pris en compte : Monter un positionneur de fourches, une pince ou des rallonges sans consulter la plaque adaptée peut être fatal. L’accessoire alourdit l’avant et modifie le CdG – la capacité effective est réduite. En cas d’accès non pris en compte sur la plaque, le chariot peut basculer même avec une charge « inférieure » à la capacité nominale initialeinrs.frmon-chariot-elevateur.com.
  • Lecture erronée de la plaque : Mal interpréter la signification des lignes (capacité « avec » ou « sans accessoire », valeurs pour différentes hauteurs) peut conduire à un calcul incorrect. Par exemple, utiliser la capacité marquée sous 3 m à une levée de 5 m. Les constructeurs l’illustrent souvent pour rappeler que « la capacité diminue quand le centre de gravité augmente »inrs.fr.
  • Ignorer la langue ou l’unité : Même si la langue n’est pas réglementée (la notice constructeur doit être traduite, mais la plaque peut rester en anglais), veillez à ce que vous compreniez les indications. En France/Maroc on utilise le système international (kg, mm).

Les conséquences d’une mauvaise gestion du chargement sont graves : renversement du chariot, chute de la charge, blessure de l’opérateur ou des tiers. Dans les accidents, l’opérateur est souvent éjecté ou écrasé sous le poids du chariotinrs.frblog-manutention.fr. D’où l’importance de ne jamais dépasser les recommandations du constructeur. Les règles d’or à retenir sont celles du bon sens des caristes : avancer prudemment, ne pas tourner à fourches levées, maintenir les fourches au sol si le chariot est vide, porter le plus bas possible les charges élevées, etc. Ces bonnes pratiques, bien que générales, complètent la lecture de la plaque signalétique pour garantir la sécurité opérationnelle.

Bonnes pratiques et recommandations pour les professionnels

Pour une utilisation sûre et conforme des chariots élévateurs, voici quelques bonnes pratiques basées sur les standards de l’industrie :

  • Vérifications journalières : L’opérateur doit inspecter le chariot avant chaque prise de postecchst.ca. Cela inclut un tour de l’engin pour vérifier visuellement l’état général (pneus, fuites hydrauliques, fixation des fourches, dispositifs de sécurité, etc.)cchst.ca. Un contrôle de fonctionnement (freins, éclairage, avertisseur, levée/descente des fourches) doit être effectué avant de démarrer. Ce check-list – souvent exigé par la réglementation (CNSS – Maroc, ou normes EN, etc.) – permet de détecter toute anomalie et d’éviter les accidents dus à un mauvais état du matérielcchst.ca.
  • Lecture et entretien de la plaque : Assurez-vous que la plaque de charge est propre, lisible et présente. En cas de corrosion ou de dommages, la remplacer ou la recouvrir par celle fournie par le constructeur. Vérifiez que la plaque correspond bien au chariot (type de mât, longueur de fourche, numéro de série). En cas de doute, comparez avec la fiche technique constructeur. Par exemple, sur les chariots électriques, la plaque peut indiquer « poids sans batterie »mon-chariot-elevateur.com – il faut donc vérifier la valeur du poids avec batterie auprès du constructeur pour valider la stabilité.
  • Formation et compétences : Les caristes doivent être formés à la lecture de la plaque de charge. En France (et dans plusieurs pays francophones), la certification CACES® (catégorie R489) inclut cet enseignementpreventionbtp.fr. Au Maroc, la formation interne ou CACES Maroc (aligné sur R489) est également recommandée. Cette formation permet de comprendre les notions de centre de gravité, d’inclinaison du mât, d’exploitation des abaques de charge, etc. L’opérateur doit savoir que même une légère modification (p. ex. rallonge de fourche) nécessite un recalcul de la capacité et une éventuelle mise à jour de la plaqueinrs.fragcconcorde.com.
  • Respecter les limites et procédures : Ne dépassez jamais la capacité indiquée. Ne soulevez jamais de charge dont le centre de gravité réel n’a pas été évalué. Avant de manipuler une charge volumineuse ou irrégulière, demandez conseil à un technicien si nécessaire. Sur les rampes, veillez à suivre les prescriptions de circulation (pas de virage brusque, sens de montée/descente conforme, etc.). Maintenez les fourches aussi près que possible du sol pour abaisser le centre de gravité du système charge+véhicule.
  • Maintenance préventive : Suivez les plans d’entretien recommandés par le fabricant. Un chariot mal entretenu (huîtres défectueux, fuite hydraulique, usure excessive des fourches) peut voir sa capacité réduite ou sa stabilité compromise. Les fourches, en particulier, doivent être vérifiées (usure max 10 % avant remplacement)inrs.fr, car une fourche tordue ou fissurée change la géométrie du chariot et le centre de gravité.
  • Documentation et contrôle périodique : Conservez la notice d’instructions et la fiche signalétique du constructeur avec la machine. En cas d’inspection réglementaire (CNSS, INRS, etc.), montrez que la plaque est bien conforme. Au Maroc, un inspecteur agréé CNSS vérifiera périodiquement que la plaque est présente et cohérente. Tout changement majeur (nouveau mât, fourches, accessoire) doit être validé par le fabricant ou un organisme compétent, souvent attesté par l’ajout d’une nouvelle plaque ou d’un certificat écrit.
  • Dialogue avec la hiérarchie : Si la plaque indique une capacité plus basse que nécessaire, envisagez un chariot plus puissant ou une grue. Ne bricolez jamais la plaque (ni « tronquer » l’information). Toute dérogation doit être approuvée par un ingénieur (ou constructeur) comme le stipulent les réglementations sécurité usuellescnesst.gouv.qc.cainrs.fr.

En appliquant ces recommandations – lecture rigoureuse de la plaque, respect des formations, contrôles journaliers et entretien – les professionnels de la logistique et du BTP pourront optimiser la sécurité des opérations de levage. Souvenez-vous que la plaque de charge d’un chariot élévateur n’est pas un simple autocollant : c’est un document de référence indispensable pour garantir la fiabilité de l’équipement et la protection des travailleursmon-chariot-elevateur.compreventionbtp.fr.

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